Ce mardi 21 octobre, le tribunal correctionnel de Dijon a rendu sa décision pour l’homme qui avait menacé et insulté une dizaine de maires de Côte-d’Or ces derniers mois. Poursuivi pour outrage et menaces de mort, cet habitant de Montigny-Mornay-Villeneuve-sur-Vingeanne a été condamné à quatre mois de prison avec sursis.
Il s’en était pris à des maires de tous bords politiques ces derniers mois. Ce mardi 21 octobre, le tribunal correctionnel de Dijon a délibéré sur le cas de cet habitant de Montigny-Mornay-Villeneuve-sur-Vingeanne (Côte-d’Or).
Le parquet avait requis 6 mois de prison avec sursis pour les faits d’outrage et les menaces de mort, le mis en cause a finalement écopé de quatre mois de prison avec sursis.
Il « a cru pouvoir insulter les maires impunément »
Du côté de Maître Jean-Philippe Morel, l’avocat de l’Association des maires de la Côte-d’Or, partie civile dans cette affaire, cette condamnation a le goût d’une « satisfaction légitime ».
Le représentant des élus a confié sa joie de voir « celui qui a cru pouvoir insulter les maires impunément » être condamné. « Être élu de la République, c’est servir la République, pas devenir un défouloir », a-t-il déclaré après le délibéré ce mardi.
Le respect des élus locaux, c’est le respect de la démocratie locale.
Maître Jean-Philippe Morel
avocat de l’Association des maires de la Côte-d’Or
Pour rappel, le mis en cause était notamment poursuivi pour avoir transmis des menaces de mort, diffusé de fausses informations, mais aussi des messages intimidants à l’encontre de neuf maires du département. Cet habitant de Montigny-Mornay-Villeneuve-sur-Vingeanne avait aussi envoyé des mails et déposé des messages sur le pare-brise des véhicules des édiles de Mirebeau-sur-Bèze, Fontaine-Française, Pontailler-sur-Saône, Auxonne, Soirans, Beire-le-Châtel, Seurre ou encore Saint-Seine-sur-Vingeanne.
À l’origine de ces actes malveillants, l’homme avait été vexé par le refus de lui accorder des subventions qu’il estimait devoir percevoir. Devant le tribunal, il avait assumé ses propos, mais avait reconnu une certaine maladresse dans leur expression.
Pour Ludovic Rochette, président de l’association des maires de France (AMF) en Côte-d’Or, il y a une volonté de ne pas laisser passer ce genre d’actes. « C’est un acte symbolique mais aussi pour faire en sorte que les maires visés ne soient pas seuls. Nous avons tiré les leçons après l’agression du maire d’Ouges », avait-il expliqué avant l’audience.
Article Paru dans France 3 le 21 octobre 2025


