Dans un communiqué diffusé cette nuit, Eric Mathais, procureur de la République, a révélé en détail les condamnations des quatre individus impliqués dans l’attaque du 5 janvier, au quartier Deflandre à Dijon :

 » Le 5 janvier, vers 15 heures, alors qu’un cortège de gilets jaunes se déplaçait boulevard du maréchal Joffre à Dijon devant le siège de la région de gendarmerie de Bourgogne Franche-Comté, un portillon d’accès était violemment enfoncé par un individu armé d’une barrière métallique, déclenchant l’intervention immédiate d’une patrouille du peloton de surveillance et d’intervention Sabre de la gendarmerie nationale, qui parvenait à repousser des intrus.

S’en suivait de multiples jets de projectiles sur les militaires de la gendarmerie et la destruction de plus de 50 mètres de la clôture d’enceinte.

Sept gendarmes, en position défensive, étaient alors blessés dont deux sérieusement : l’un recevant le support d’un panneau de signalisation métallique sur le visage, entraînant 15 jours d’interruption temporaire de travail (ITT) ; l’autre, après avoir été la cible d’un jet de poteau métallique sur les avant-bras, s’était vu prescrire 5 jours d’ITT.

L’enquête de flagrance était immédiatement confiée par le parquet de Dijon à la section et à la brigade de recherches de Dijon, appuyées par des unités judiciaires de la région de gendarmerie de Bourgogne et la brigade de Quetigny. Prolongée par décision du parquet, l’enquête permettait d’identifier rapidement et d’interpeller, dès le 16 janvier, les quatre principaux suspects de violences aggravées et deux individus suspectés de diffusion des images violentes et de participation à l’intrusion dans l’enceinte militaire.

Ces deux derniers individus faisaient l’objet d’une convocation en justice par officier de police judiciaire.

Le parquet de Dijon ordonnait la présentation des quatre autres suspects vendredi 18 janvier, pour défèrement devant le tribunal correctionnel de Dijon, dans le cadre d’une comparution immédiate.

Le premier, un homme demeurant Saint Apollinaire, âgé de presque 31 ans, a été poursuivi pour des faits de violences avec ITT inférieure ou égale à 8 jours (5 jours) et avec trois circonstances aggravantes (usage ou menace d’une arme, en l’espèce un poteau métallique ; sur personne dépositaire de l’autorité publique en l’espèce un militaire de la gendarmerie nationale ; en réunion), introduction frauduleuse sur un terrain militaire et dégradations de biens d’utilité publique. La peine encourue était de 7 ans d’emprisonnement et 100 000 € d’amende.

Le parquet a requis une peine de 2 ans d’emprisonnement, dont 1 ans avec sursis et mise à l’épreuve et un mandat de dépôt, outre une peine complémentaire d’interdiction de manifester pendant 2 ans.

Le tribunal a prononcé une peine de 2 ans d’emprisonnement dont 1 ans avec sursis et mise à l’épreuve et un mandat de dépôt. Une peine complémentaire d’interdiction de manifester pendant 2 ans a en outre été prononcée.

Le second, un homme demeurant Genlis, âgé de 33 ans, a été poursuivi pour des faits de violences volontaires avec ITT supérieure à 8 jours (15 jours) et avec 3 circonstances aggravantes (usage ou menace d’une arme, en l’espèce un support d’un panneau de signalisation métallique ; sur personne dépositaire de l’autorité publique en l’espèce un militaire de la gendarmerie nationale ; en réunion), introduction frauduleuse sur un terrain militaire. La peine encourue était de 10 ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende.

Le parquet a requis une peine de 2 ans d’emprisonnement dont 1 ans avec sursis et mise à l’épreuve et un mandat de dépôt, outre une peine complémentaire d’interdiction de manifester pendant 2 ans.

Le tribunal a prononcé une peine de 2 ans d’emprisonnement dont 1 ans avec sursis et mise à l’épreuve. Il n’a pas décerné mandat de dépôt. Une peine complémentaire d’interdiction de manifester pendant 2 ans a en outre été prononcée.

Le troisième, un homme demeurant à Chevigny-Saint-Sauveur, âgé de 21 ans, a été poursuivi pour des faits de violences avec ITT inférieure ou égale à 8 jours (1 jours) et avec 3 circonstances aggravantes (usage ou menace d’armes par destination ; sur personnes dépositaires de l’autorité publique en l’espèce des militaires de la gendarmerie nationale ; en réunion), introduction frauduleuse sur un terrain militaire et dégradations de biens d’utilité publique. La peine encourue était de 7 ans d’emprisonnement et 100 000 € d’amende.

Le parquet a requis une peine de 18 mois d’emprisonnement, dont 12 mois avec sursis et mise à l’épreuve et un mandat de dépôt, outre une peine complémentaire d’interdiction de manifester pendant 2 ans.

Le tribunal a prononcé une peine de 18 mois d’emprisonnement, dont 12 mois avec sursis et mise à l’épreuve. Il n’a pas décerné mandat de dépôt. Une peine complémentaire d’interdiction de manifester pendant 2 ans a en outre été prononcée.

Le quatrième, un homme demeurant à Tonnerre (89), âgé de 25 ans, a été poursuivi pour des faits de violences avec ITT inférieure ou égale à 8 jours (1 jours) et avec 3 circonstances aggravantes (usage ou menace d’armes par destination ; sur personnes dépositaires de l’autorité publique en l’espèce des militaires de la gendarmerie nationale ; en réunion), dégradations de biens d’utilité publique. La peine encourue était de 7 ans d’emprisonnement et 100 000 € d’amende.

Le parquet a requis une peine de 18 mois d’emprisonnement, dont 12 mois avec sursis et mise à l’épreuve et un mandat de dépôt, outre une peine complémentaire d’interdiction de manifester pendant 2 ans.

Le tribunal a prononcé une peine de 18 mois d’emprisonnement, dont 12 mois avec sursis et mise à l’épreuve. Il n’a pas décerné mandat de dépôt. Une peine complémentaire d’interdiction de manifester pendant 2 ans a en outre été prononcée.  »

Article Paru dans Le Bien Public, le vendredi 18 janvier 2019